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 Les comics

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MessageSujet: Les comics   Dim 2 Mar - 16:34

Si vous les aimez ... What a Face
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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:43

Little Star - Andi Watson - çà et là
27 août 2006

image1 Les personnages d’Andi Watson ont franchi une étape : après les difficultés des relations amoureuses, voici arrivé le temps de la paternité pour le très attachant protagoniste principal de cette fine chronique.

Andi Watson nous a habitués à des portraits sensibles de personnages bien dans le siècle, à la recherche d’une certaine [istabilité sans bien savoir comment la trouver.
Dans ce Little Star, Simon Adams se cherche lui aussi, mais non pas en tant qu’amant ou compagnon : il est le jeune père de Cassie, deux ans, qui a remis en question ses priorités personnelles et professionnelles. Sa femme Meg et lui sont des parents comme tant d’autres, un peu juste côté argent sans en manquer vraiment (elle est institutrice remplaçante, lui peintre en céramique à mi-temps), profondément attachés l’un à l’autre mais tellement stressés par le quotidien que les accrochages ne sont pas rares, et, bien sûr, prêts à beaucoup de sacrifices pour leur enfant.

Watson réussit là son album le plus abouti jusqu’à présent. Tout en racontant une histoire somme tout banale, il arrive à rendre ce mélange de pertes de repères et de profond questionnement qui agite ses deux personnages depuis la naissance de leur fille. Mais il parvient également à utiliser habilement un certain nombre de métaphores qui enrichissent la lecture de cette tranche de vie, métaphores d’origines astrophysiques pour la plupart, traçant ainsi des parallèles entre l’infiniment grand et et le microcosme humain dans ce qu’il a de plus viscéral.

Son style graphique continue à s’épurer, avec en particulier une présence de gris plus fine que dans ses albums précédents, et des masses de noirs qui donnent à sa mise en scène un poids émotionnel supplémentaire. Watson en est arrivé à un point où il peut suggérer en deux-trois traits la fatigue ou la joie, dans une économie de moyen qui le rapproche toujours un peu plus d’un Alex Toth qui aurait dessiné des scènes de la vie quotidienne au lieu des BD d’aventures classiques qu’il appréciait tant.

Little Star est sans nul doute l’un des plus intelligents albums de cette rentrée. L’auteur dépeint des personnages qui, tout en faisant face à leurs obligations diverses et au poids du quotidien, refusent de vivre sans se remettre en question. La narration en miroir, où se répondent théories scientifiques sur l’univers et petites choses de notre vie à tous, élève encore un peu plus le propos d’un auteur parvenu à une maturité créatrice qui laisse présager pour l’avenir de beaux moments de lecture.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:44

Cet opus assez rare, collaboration entre deux figures majeures de la bande dessinée anglaise, l’écrivain et scénariste Neil Gaiman et le graphiste et dessinateur Dave McKean, avait fait l’objet d’une publication en 1992 chez Zenda. Depuis, nos deux auteurs ont fait carrière, comme on dit, croisant parfois leur chemin. Leur première rencontre, rééditée ici en couleurs, est somptueuse.

Neil Gaiman raconte dans la préface de cette nouvelle édition que Dave McKean a remise en couleurs pour la circonstance, combien il est fier de ce premier bébé. Il n’était que journaliste chroniquant parfois les comics venus d’Outre-Atlantique ; il est aujourd’hui l’un des romanciers les plus respectés de sa génération. Dave McKean avait fait tous les éditeurs de New-York pour placer des dessins qui lui ont été rendus avec un sourire contrit ; il est aujourd’hui l’un des talents anglais les plus recherchés, un auteur de BD célébré à San Diego comme à Angoulême. Leur rencontre, ils la doivent au frêle Paul Gravett, l’animateur de la revue (peut-on parler de fanzine quand la qualité est à ce point présente ?), oui de la revue Escape ; Paul Gravett est aujourd’hui un historien reconnu de la BD, spécialiste de ces graphic novels qu’il a été un de premiers à défendre, familier de Neil Gaiman, de Dave McKean, d’Alan Moore, excusez du peu.

Oh, ça tombe bien, Violent Cases est une histoire de souvenirs : la rencontre entre un enfant de quatre ans, mais qui est à l’âge adulte quand il raconte le récit, et c’était il y a vingt ans, avec un praticien qui avait été l’ostéopathe d’Al Capone. A quatre ans, ça vous parle, Al Capone ! Tout l’album fait des aller et retour entre les souvenirs de cet enfant, ses impressions d’adulte, l’interprétation qu’en faisaient ses parents, incrédules comme tous les parents, et ces figures de légende que l’on voit dans des films de gangsters ou que l’on se fabrique en lisant des romans d’aventure. Le propos s’égrène avec la liberté d’une phrase de jazz. Le dessin de McKean magnifie cet impromptu narratif par le flouté d’un dessin parfois à peine esquissé que rehausse -dans cette édition du moins- une touche d’aquarelle. L’album se termine. Rien n’a été vraiment dit, sinon que, depuis, Neil Gaiman a cessé de fumer. Et on conclut au chef d’œuvre.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:47

deux albums publiés en français (Breakfast after Noon et Slow News Day), Andi Watson s’est déjà fait une réputation de chroniqueur des amours contemporaines. Son nouvel album, Ruptures, s’inscrit dans cette lignée.

Binny est un jeune homme à la bibliophilie assez extrémiste : il collectionne tout et n’importe quel bouquin d’occasion, de préférence marqué par l’utilisation qu’en a faite son précédent propriétaire ; Debby est propriétaire d’une boutique de fringues usagées, et ses amours sont assez compliquées. Leur rencontre inopinée lors d’une soirée chez des amis communs se finit au lit, sans qu’ils se soient donné leur nom.
Évidemment, ce n’est que le début de l’histoire : Binny retrouve la jeune femme et commence alors une relation orageuse et instable, chacun faisant preuve à son tour d’une certaine indécision, pour ne pas dire d’immaturité.

Chez Andi Watson, le ton est léger, mais l’observation est souvent fine. Le scénariste-dessinateur travaille au plus près de ses personnages, exposant sans morale ni condescendance leurs failles, dans une ambiance très moderne.

Le trait est simple et les personnages sont comme dans ses précédents albums croqués en quelques coups de crayon, ici relevés d’un apport de gris créateur d’atmosphère.

Il pleut beaucoup dans cette histoire - Watson n’est pas britannique pour rien. Le ton général n’est pas à l’humour débridé, mais il n’est pas non plus au mélodrame.

Cette tranche de vie est agréable à déguster, et le titre, bien trouvé, réservera quelques surprises au lecteur. Du joli travail, en attendant en septembre la sortie de Little Star, un album plus conséquent.

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Article précédent: Chroniques de l’ère xénozoïque - T1 - Mark Schultz - Akiléos
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Je ne sais pas, mais j’ai du mal à voir en quoi ce titre est si "bien trouvé".

Le titre original est Dumped. Au sens propre, c’est un objet que l’on a balancé, rejeté, mis au rebut ; au sens figuré, c’est un petit ami qui a été largué, rejeté, mis au rebut. Nos deux personnages sont entichés d’objets rejetés, fringues pour l’une et bouquins pour l’autre ; et leur relation en dents de scie fait se demander lequel va rejeter l’autre.

La polysémie du titre original aurait donc été bien rendue par Rejets ou Rebuts. En quoi donc ces Ruptures seraient-elles mieux trouvées ? En essayant de ne pas gâcher la lecture : en allusion à une rupture amoureuse, et une rupture avec le passé ? Est-ce si bien trouvé par rapport à la polysémie d’origine, qui était plus centrée sur la nature des personnages, et qui pouvait se rendre en français ?

La désinvolture ou la médiocrité de la plupart des traductions françaises de comics, et pas que de leurs titres, ne semble pas avoir cessé de progresser depuis que Manchette a largement massacré l’immense Watchmen d’Alan Moore, ce qui fait que je ne lis plus guère que les originaux en anglais.

Certes, la situation est souvent bien pire pour les BD "traduites" (réécrites) aux USA, mais il n’en reste pas moins qu’en matière de traduction, la BD reste implicitement considérée comme une sous-littérature indigne de la traduction sérieuse dont bénéficient "les vrais livres".

C’est amusant, même les onomatopées de la première case de la première page ont été mal rendues : en français, on dirait des explosions (comme la voiture des Dupondt), ou au moins qu’on est en train de démolir un mur (comme Tintin et son bélier suspendu). Une modeste interprétation de la même partition, un peu plus littérale mais plus respectueuse de l’understatement et de l’argot britanniques :

(BO-DOM, BO-DOM, BO-DOM)
— Je sais même pas chez qui on est.
— Quelqu’un que connaît Rob. Quelle importance, Binny ?
— Ç’a pas l’air du genre de teuf où je vais trouver la fille de mes rêves.
— Ç’a tout l’air du bon coin pour trouver une pouffe bourrée et peu exigeante.
— Ha. Ha.

Bon, cela dit, sur le fond, c’est tout de même un bon petit livre (environ 50 pages). Il est plus proche de Breakfast After Noon que de Slow News Day, car l’essentiel se concentre sur la relation, sans détours par les aléas professionnels. Mais gageons qu’il était meilleur en anglais. (Et pour être mesquin, il ne coûte en France que 6 euros dans un magasin de comics, au lieu des 10 euros de la traduction.)


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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:51

Jack et Hannah sont de retour ! L’excellente série post-apocalyptique de Mark Schultz revient, dans un superbe noir et blanc, et une édition complète en deux volumes.

Couverture du 1er tome aux Editions USA
Certains lecteurs se souviennent peut-être de la première édition française de cette série, entre 1988 et 1993, aux Comics USA. Lancée aux États-Unis début 1987, Xenozoic Tales présentait un monde du 26ème siècle où une bonne partie de l’espèce humaine et de la vie sur Terre avaient disparu suite à un cataclysme. L’ère xénozoïque est dominée par les dinosaures, mystérieusement réapparus, et les survivants humains essaient de se faire une place au soleil, en redécouvrant petit à petit la technologie de leurs ancêtres.

Les éditions Akiléos nous proposent donc une reprise de la série dont les derniers numéros parus n’avaient pas été traduits à l’époque, cette fois-ci dans un noir et blanc rehaussé de discrètes trames de gris. Même si les couleurs de l’édition française n’étaient pas mauvaises du tout, on a tout de même l’impression de lire cette série pour la première fois, tellement le noir et blanc fait ressortir les qualités du dessin de Mark Schultz.

Un dessin réalisé récemment, avec Jack, Hannah, et de belles bébêtes

La série tourne autour des aventures de deux personnages principaux : Jack "Cadillac" Tenrec, un mécano dont la tribu vit dans les restes de New York, et Hannah Dundee, venue d’une autre tribu pour cimenter la paix entre les deux peuples. Jack est un homme dont la passion pour la nature se cache derrière une apparence revêche ; Hannah est une femme pleine de ressources, qui ne s’en laisse pas compter. Au fil des histoires, ils nous font découvrir leur monde, où l’homme n’est plus le prédateur principal, et n’a même plus le monopole de l’intelligence.

Mark Schultz dépeint un monde luxuriant et dangereux, et le fait avec un soin quasi maniaque. Son dessin doit beaucoup à certains dessinateurs comme Wally Wood, Roy Krenkel ou Al Williamson, même si les numéros plus récents de sa série (le dernier en date a été publié il y a une dizaine d’années) témoignent de son évolution vers une simplification de son trait. Les premiers numéros rassemblés dans ce tome 1 semblent bien, quant à eux, provenir tout droit des fabuleuses bandes SF de Williamson de l’époque, l’une des différences résidant dans la façon dont Hannah est représentée : il ne s’agit pas d’une énième occasion de dessiner des pin-ups à la personnalité inexistante, bien au contraire. Et les dinosaures... dans la droite lignée d’un William Stout, Schultz peuple son monde de toutes sortes de prédateurs sur pattes, en partie d’ailleurs assez réalistes.

Une couverture pour un album de Tarzan (1999)

S’il n’a plus travaillé sur sa série depuis de nombreuses années, Schultz n’est pas resté sans rien faire : scénariste sur une des séries Superman pour DC, illustrateur d’éditions complètes du Conan de Robert E. Howard, scénariste du strip Prince Valiant sur des dessins de Gary Gianni, etc. Tout récemment, il a réalisé une couverture pour un album mélangeant histoire et fiction et mettant en scène Charles R. Knight, l’un des plus influents dessinateurs de dinosaures du 19ème, dont l’autobiographie republiée par le même éditeur, G.T. Labs, a bénéficié de très beaux dessins réalistes de Schultz. Flesk Publications a également publié deux beaux carnets de croquis de Schultz (une belle gallerie de dessins se trouve sur le site de l’éditeur).

Couverture de l’album mettant en scène Charles Knight

Au premier abord, on pourrait penser que cette série n’est qu’aventures bien menées. Mais les préoccupations écologiques de l’auteur sont petit à petit développées, entre autres à travers l’existence d’une très mystérieuse race de reptiles humanoïdes qui en savent bien plus qu’ils ne le disent.
Les Chroniques de l’ère xénozoïque sont une série qui méritait bien une nouvelle édition, autant par ses qualités graphiques que par le mélange de divertissement et de thématiques modernes qu’elle propose.









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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:53

L’adaptation camouflée du jeu vidéo d’infiltration de Konami. Une mission semi-réussie. Le légendaire Solid Snake est envoyé en mission en Alaska pour neutraliser un groupe de terroristes s’étant emparé du tank nucléaire Metal Gear.

Le jeu de Konami était une mission d’infiltration. Snake devait méthodiquement éliminer un par un les membres du groupe terroriste ; il y avait Revolver Ocelot le pistolero russe, Psycho Mantis le télépathe, le chaman géant Vulcan Raven, la tireuse d’élite sexy Sniper Wolf, et enfin, Liquid Snake, le super vilain partageant étrangement le patronyme du héros (hommage au passage au personnage emblématique campé par Kurt Russell dans « Escape from New York » de John Carpenter).

Reprenant le graphisme officiel des packagings accompagnant le jeu (pochettes de CD, illustrations, guides stratégiques), la bande dessinée tire sa force de son visuel singulier. Malgré l’absence de l’illustrateur officiel du jeu Yoji Shinkawa sur ce projet, le dessin d’Ashley Wood est, en effet, loin de démériter. Son style fait penser à ces croquis préparatoires rapidement exécutés, et s’il n’a pas la finesse quasi féminine de celui de Shinkawa, son dessin n’en est pas moins impressionnant. Des traces épaisses formées par des brosses, des traits extrêmement expressifs, et des couches de beige, gris et bruns formant des strates ne laissant pas de place au vide, donnent des scènes très stylisées, à la limite parfois de la compréhension. De la BD camouflée en quelque sorte.

Cependant, le lecteur n’ayant pas goûté au jeu sera perdu, au mieux ignorera-t-il les rebondissements et astuces scénaristiques communs à l’univers vidéo-ludique, mais totalement incongrus dans une BD. En effet, il est communément accepté que le personnage incarné par le joueur puisse tomber sur une salle remplie de munitions, mines, ou fusils d’assaut à ramasser, seulement visibles pour le joueur, et servant uniquement à l’aider dans sa partie. Dans la BD, cela ne passe pas, et tombe comme un cheveu sur la soupe.

De plus, le jeu fut pensé par un auteur, Hideo Kojima, qui n’a cessé de remettre en question les notions d’immersion, d’implication, et d’avatar. Le déroulement de son jeu faisait alterner de longues périodes de cinématiques (passages contemplatifs où le joueur est passif) et des séquences en interactivité totale (les personnages contrôlés par la console ne s’adressent pas à l’avatar, mais au joueur tenant sa manette). Une narration très intéressante vis-à-vis de laquelle les auteurs de la BD sont passés complètement à côté. L’interactivité est par définition réduite, mais un lecteur n’est pas passif non plus !

Au final, une série d’ouvrages qui brillent par leur graphisme étonnant mais s’adressent avant tout aux joueurs voulant retrouver Snake dans des situations dont ils l’ont déjà dépatouillé auparavant sur Playstation.

D’après le jeu « Metal Gear Solid » de Konami (sorti sur Playstation).

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:54

Créé en 1966 par le mythique tandem Stan Lee - Jack Kirby, la Panthère Noire est le premier super-héros de couleur vedette d’un comic-book, mais également, encore ajourd’hui, un des plus controversés.

La Panthère Noire fait partie de ces super-héros atypiques chers au cœur des premiers artistes de la maison d’édition Marvel. Chef d’état du Wakanda (un pays africain fictif avancé technologiquement), T’Challa (alias la Panthère Noire) possède également une force et une agilité exceptionnelles qui lui permettent de vaincre toutes les menaces qui pèsent sur son pays.
En parallèle, il revendique une supériorité physique et morale de son peuple sur les populations blanches occidentales, censeés être corrompues et indignes de toute confiance, ce qui n’est pas sans créer des tensions diplomatiques avec les États-Unis. Dans le contexte des années 60, ce personnage correspondait à l’état d’esprit révolutionnaire de certains Afro-américains, à l’origine de groupes politiques comme le « Black Panther Party ».

Si ce héros est quelque peu tombé dans l’oubli depuis quelques années (malgré des apparitions dans « les Vengeurs » et quelques épisodes scénarisés par Christopher Priest), il renaît aujourd’hui grâce à un duo de choc, Reginald Hudlin au scénario et John Romita Jr au dessin.
Ce premier récit en 6 parties propose une version moderne du premier super-héros noir (bien avant Blade, le Faucon, Cage ou Triathlon) mais toujours aussi militante. Un groupe de super-vilains, dont chaque membre est originaire d’un pays colonialiste (Grande-Bretagne, France, Belgique...) décide ainsi, avec la complicité du Vatican, de renverser le gouvernement wakandais afin d’occidentaliser le pays et d’y imposer la religion chrétienne.
Le scénario, plutôt habile, joue sur l’affrontement culturel et géopolitique des peuples, sans pour autant idéaliser la communauté noire. Un pays africain frontalier du Wakanda s’associe ainsi aux super-héros "racistes" pour pouvoir enfin renverser son adversaire de toujours.
Côté dessin, John Romita Jr, en grande forme, a dessiné des planches certes assez académiques, mais parfaitement adaptées au récit musclé de Reginald Hudlin, scénariste de cinéma qui vit ici sa première expérience dans l’univers de la bande dessinée. Les scènes d’action sont ainsi très efficaces, avec des planches dignes des plus belles productions hollywoodiennes en cinémascope, superbement encrées par l’irréprochable Klaus Janson (Daredevil, Batman : Dark Knight Returns, Spider-Man, Wolverine...).

Grâce à ce retour en force, la Panthère Noire redevient indiscutablement un personnage de tout premier plan qui ne devrait pas manquer de séduire une nouvelle génération de lecteurs, amateurs de super-héros atypiques et politiquement incorrects.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:58

Que tous ceux qui aiment leurs thrillers avec une dose de politique-fiction se réjouissent : Smoke devrait combler leurs envies.

Rupert Cain était satisfait de son sort : d’abord soldat, puis assassin au service du gouvernement britannique dans un futur proche qui voit le Royaume-Uni au bord de l’effondrement politique et économique, il obéissait aux ordres, la conscience tranquille. Jusqu’au jour où son ancien commandant est assassiné, et qu’il a la mauvaise idée de se demander pourquoi. Et quand le représentant de l’OPEP, semble-t-il venu négocier avec le gouvernement, est kidnappé, Cain se retrouve au beau milieu d’une affaire aux ramifications internationales.

Le scénario de Alex De Campi est remarquablement orchestré, et tient en haleine le lecteur de la première à la dernière page. Des retournements de situations (et d’allégeance) inattendus mais cohérents, des dirigeants évidemment corrompus que l’on aime détester, un personnage principal grosse brute qui se découvre sur le tard une conscience... les ingrédients d’un bon thriller sont présents, mais suffisamment transformés par le cadre de l’histoire - la scénariste utilise à fond ce Londres en pleine décrépitude morale.

Le dessin de Igor Kordey est tout aussi convaincant, mais cela n’étonnera pas les lecteurs français qui savent depuis longtemps que l’artiste d’origine croate est capable de tout dessiner avec la même assurance. Décors réalistes, personnages crédibles, scènes d’action superbement orchestrées... rien ne lui résiste.

Smoke s’annonce comme une série palpitante. Espérons que la suite, qui ne semble pas être prévue aux USA, sera quand même produite pour le marché francophone.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 21:59

Le diable rouge et ses amis sont de retour pour la deuxième et dernière partie d’une sympathique anthologie où des auteurs venus d’horizons variés donnent vie aux personnages créés par Mike Mignola.

Mike Mignola, qui réalise la couverture de cette anthologie, est un enfant des pulps, et la postface dans laquelle il explique l’origine du titre de ces deux albums l’explique bien. Hellboy navigue sans cesse entre utilisation de divers éléments légendaires ou mythologiques, aventures débridées et horreurs lovecraftiennes.
Les histoires proposées dans ce volume sont donc dans la lignée de celles réalisées par Mignola lui-même : Tommy Lee Edwards raconte une histoire de fantômes de la Deuxième Guerre mondiale ; Will Pfeifer et P. Craig Russell (Les Mystères du meurtre) mettent en scène un théâtre de Grand Guignol qui cache un sanglant secret, Gene Colan, toujours bon pied bon oeil, illustre un samedi soir un peu glauque de Liz la pyrokinésiste, J.H. Williams (Promethea) montre que Hellboy n’est décidément pas à l’aise avec les femmes, Jill Thompson peint une hilarante histoire qui répond à une question qui nous obsédait tous : d’où viennent tous ces squelettes qui parsèment opportunément les scènes de combats de Hellboy ; et Craig Thompson (oui, l’auteur de Blankets) dessine "à l’ancienne" de très amusantes vacances de Hellboy en enfer.

Ajoutons à cela de chouettes pin-ups (entre autres de Lee Bermejo, Frank Cho, Michael Kaluta et Dave Stevens), deux carnets de croquis (Russell a droit à l’un d’eux), et les moments passés dans l’univers bigarré de Mignola ne pourront que combler les amateurs de fantastique.



Dernière édition par django le Jeu 13 Mar - 22:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:00

En l’an 2000, Bill Jemas et Joe Quesada, respectivement PDG et rédacteur en chef de Marvel, souhaitaient relancer les ventes de comics, en déclin depuis plusieurs années. Ils firent alors appel à quelques-uns de leurs meilleurs artistes pour recréer leurs best-sellers, sans s’encombrer de 40 ans de continuité censée décourager les jeunes lecteurs.

Le premier titre, Ultimate Spider-Man, disponible en kiosques, est confié à Brian Michael Bendis (Powers, Daredevil) et Mark Bagley (Amazing Spider-Man, Thunderbolts). Le succès est immédiat grâce à des scénarios qui, s’ils réinterprètent les origines et les aventures de l’Homme-Araignée, scotchent surtout le lecteur à son fauteuil grâce à un récit haletant. On retrouve ici les mêmes ennemis que dans l’univers « classique » des personnages (le Bouffon Vert, Doc Octopus, Venom...), mais les personnalités et les relations entre les héros ont été soigneusement modifiées. Ici, Peter Parker (alias Spider-Man) n’est en effet qu’un ado de 15 ans (alors que les autres super-héros sont des adultes) qui doit affronter son meilleur copain devenu le Super-Bouffon (épisode 39 actuellement en vente), sa première petite amie est Mary Jane Watson et non Gwen Stacy (avec qui il n’est en fait jamais sorti), le super-vilain Kraven le chasseur est une vedette de télé-réalité...

Aujourd’hui, après plus de 39 numéros, l’équipe artistique d’Ultimate Spider-Man n’a jamais été modifiée. Le scénariste Brian Michael Bendis connaît donc parfaitement son sujet et peut intelligemment faire évoluer la psychologie de ses personnages, parfois avec audace. Ainsi, le jeune Peter fait face à des problèmes que même des adultes auraient du mal à affronter (décès d’êtres chers, dépression...) et semble plaire de plus en plus aux femmes (voir les épisodes 66 et 67 avec la Chatte Noire et Elektra !). De son côté, le dessinateur Mark Bagley, grâce à des planches très efficaces (les gros plans arrivent ainsi toujours au bon moment pour surprendre le lecteur), parvient parfaitement à mettre en valeur les scénarios de Bendis.

Le tandem fonctionne tellement bien que d’autres titres "Ultimate" ont depuis été créés sur le même modèle (Ultimates de Mark Millar et Bryan Hitch, une revisitation très noire des Vengeurs, est également un best-seller) et, en 2006, le duo Bendis-Bagley devrait battre le record de longévité détenu jusqu’à présent par Stan Lee et Jack Kirby sur un comic-book Marvel. De plus, grâce à l’arrivée récente de Scott Hanna (Spider-Man) pour l’encrage et du français Richard Isanove (Origins) pour les couleurs, la qualité d’Ultimate Spider-Man est plus que jamais au rendez-vous.
A noter : USM est disponible en kiosques puis, avec un décalage de plusieurs mois, en librairies dans un format franco-belge.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:02

Dès son origine, l’atmosphère de ce comic-book fut volontairement sombre et son héros, dont la vie est ponctuée de drames, n’a jamais été très à l’aise dans son costume de redresseur de torts. Dans les années 70, Daredevil s’associa à la belle Veuve Noire, alias Natasha Romanov, avant de vivre ses aventures les plus mémorables sous la plume du célèbre Frank Miller (rééditées récemment par Marvel France), créateur du personnage d’Elektra.
Par la suite, d’autres artistes de talent se succédèrent pour retracer le destin de l’Homme Sans Peur : DG Chichester et Scott McDaniel (Fall from Grace et Tree of Knowledge), Kevin Smith et Joe Quesada (Guardian Devil), ainsi que Bob Gale [1] et Phil Winslade.

L’arrivée récente de Brian Michael Bendis sur le titre a complètement modifié la vie du personnage, comme en témoigne ce neuvième volume : Daredevil a révélé son identité secrète, évincé le Caïd et pris sa place dans le quartier de Hell’s Kitchen, alors que son alter-ego, l’avocat Matt Murdock, est devenu très riche grâce à une victoire dans un procès médiatique, s’est marié et pourrait bien devenir le prochain Maire démocrate de New-York !

Le récit, au-délà d’une simple histoire de super-héros, se révèle ainsi être un excellent thriller urbain, plein de rebondissements et passionnant de la première à la dernière page. Côté illustration, les planches sombres d’Alex Maleev se révèlent parfaitement adaptées au rythme du scénario, très noir mais aussi parfois teinté d’humour.

Le Roi de Hell’s Kitchen fait aujourd’hui déjà partie des épisodes les plus convaincants de Daredevil depuis sa création, avec en bonus, des invités tels que Spider-Man, Luke Cage, Iron Fist, Docteur Strange et Mr Fantastic. Que du beau monde !

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:02

Marvel n’a décidemment pas peur de choquer ses fans : après avoir transformé Wolverine en assassin, c’est au tour de la célèbre équipe des Vengeurs de subir la plus grande transformation de son histoire. Une révolution à tous les niveaux, à découvrir dans le magazine "Marvel Icons", qui publie également les aventures des 4 Fantastiques et d’Iron Man.

Créés par le légendaire duo Stan Lee - Jack Kirby en septembre 1963, les Vengeurs (Avengers en anglais) constituent la plus célèbre équipe de super-héros de l’univers Marvel. Composée à l’origine d’Iron Man, de l’Homme-Fourmi, de la Guêpe et de Hulk, elle est rejointe en mars 1964 (4ème numéro) par Captain America, qui en prend le commandement. Par la suite, la composition des Vengeurs ne cessera d’évoluer et de passionner les lecteurs grâce à des artistes exceptionnels : Roy Thomas, Jim Shooter, Roger Stern et Kurt Busiek au scénario et Georges Pérez, Neal Adams et John Buscema au dessin.

Aujourd’hui, en 2005, si l’équipe existe toujours, elle ne ressemble plus du tout à celle d’origine. Le responsable ? Le scénariste Brian Michael Bendis, qui a conçu un scénario diabolique. En effet, les Vengeurs décèdent les uns après les autres dans des circonstances très étranges : le Valet de Coeur explose et tue par la même occasion l’Homme-Fourmi, la Vision s’écrase sur la résidence de l’équipe avant d’être assassiné par une Miss Hulk devenue incontrôlable, et Oeil de Faucon se sacrifie, pour sauver ses coéquipiers, en détruisant un vaisseau extra-terrestre Kree, apparu soudainement sur Terre. En fin de compte, Bendis surprendra tous les fans en révélant qu’un membre des Vengeurs en pleine démence était en fait à l’origine de cette hécatombe. A la suite de ces événements, Captain America et Iron Man, qui restent désormais seuls aux commandes, sont obligés de recruter de nouveaux membres : Spider-Man et Wolverine (les personnages les plus populaires de Marvel...), Spider-Woman (dont on était sans nouvelles depuis plusieurs années et que Bendis voulait relancer depuis longtemps) et Luke Cage.

Heureusement, ce qui aurait pu n’être qu’une belle opération marketing, destinée à redynamiser un titre en perte de vitesse, se révèle être un des évènements les plus passionnants de ces 10 dernières années. En effet, le scénario de « La Séparation », la dernière aventures des Vengeurs, est digne des meilleurs thrillers et la première aventure des New Avengers, publiée dans la revue Marvel Icons, nous permet enfin de retrouver Sentry, un très mystérieux super-héros (créé par Paul Jenkins et Jae Lee en 2001).

Au dessin, David Finch, de l’écurie Top Cow, révèle enfin toute l’étendue de son talent (personnages superbement dessinés, cadrages cinématographiques...), aidé par un encrage et des couleurs impressionnants.

Une réussite à la fois artistique et commerciale (le titre est au sommet des ventes aux États-Unis depuis la relance), accompagnée néanmoins d’un véritable mécontentement des fans purs et durs des Vengeurs, choqués par ce remaniement brutal de leur équipe favorite.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:03

La rencontre des deux extraterrestres les plus effroyables d’Hollywood va vous faire hurler... de rire.

L’exploitation abusive de licences hollywoodiennes n’a jamais rien présagé de bon. Le cas du film Alien vs. Predator (AvP pour les intimes) est un exemple probant.

Mis en scène maintes fois et sous tout format par le neuvième art d’outre-atlantique, le face-à-face entre les créatures myrmicéenes à l’instinct maternel un poil exagéré et le cousin d’E.T qui, loin de venir en paix, est plutôt friand de safaris et de trophées humains, n’avait pas connu d’adaptation au grand écran jusqu’à présent. Il a suffit d’un pas (à plusieurs millions de dollars) et d’une pléthore d’effets spéciaux pour matérialiser ce fantasme des fans glaireux de SF.

Ce petit (nano) pas pour le cinéma, c’est Paul Anderson qui l’a fait. Géniteur de « perles » de séries B à grand budget comme les films de Mortal Kombat et Resident Evil, son nom à l’affiche suscite auprés du spectateur allergique au cinéma américain d’usine une réaction de fuite éperdue vers des horizons culturels plus riches. Mais cela pourrait être bien dommage, car après 1h40 d’énormités narratives et de pirouettes scénaristiques capillo-tractées, on ressort du visionnage de ce film avec des crampes récurrentes aux abdominaux. Ce long métrage est un bijou de comique involontaire. Notons pour preuves, le dialogue muet hilarant style Tarzan et Jane entre le prédator bourru à la carrure de footballeur américain et la wonder(bra)-woman qui fait office d’héroine, ou les interventions poilantes du chercheur italien professionnel des lapalissades, ou encore l’arrivée théatrale facon batman et robin de notre joli couple humaine/prédator... Du pur bonheur pour nos zygomatiques générateurs d’endorphine !

AvP, un film drôle à voir et à revoir en famille !!

La première rencontre entre les deux créatures se fit sur papier chez Dark Horse Comics sous la plume de Randy Stradley et Phil Norwood en 1990. D’autres mini-séries virent le jour dans les années 90 comme Booty ou Xenogenesis (certaines ont d’ailleurs été traduites en France), et les deux peuplades extraterrestres belliqueuses firent également un grand nombre d’apparitions en cross-over dans la Gotham City de Batman, la jungle de Tarzan ou encore dans l’univers ésotérique de Witchblade et Darkness.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:04

L’arrivée de Brian Michael Bendis aux commandes de la série UXM est l’occasion de nouveaux "cross over" dans l’univers Ultimate.

Rien ne va plus pour Wolverine. Renvoyé des Xmen, puis parti à la recherche de son passé, il est désormais l’objet d’une mortelle chasse à l’homme. Dans sa course contre la mort, il croisera le chemin de vieilles connaissances tel le lycéen Peter Parker qu’il rencontra sous les traits de Spiderman ou la veuve noire (pour rester dans les arachnides...) ancienne « collègue » du SHIELD et désormais membre officiel des Ultimates.

Après 17 volumes de Ultimate Xmen, Mark Millar (scénariste également de la série Ultimates) lègue le flambeau à l’étoile montante du comics B.M Bendis (Torso, Alias. Powers, Ultimate Spiderman). Ce dernier signe ainsi son arrivée dans la série en introduisant des personnages qu’il a déjà abordés dans l’univers Ultimate : le jeune Spiderman, la veuve noire et prochainement Daredevil.

On pourrait reprocher à ce premier essai un manque singulier d’audace dans la narration et surtout une lacune flagrante de dialogues cinglants, véritable marque de fabrique de Bendis dans ses œuvres. Cependant, il tiendra les rênes pendant encore 12 épisodes (soit 6 en France) ; donc, dans le moyen terme, on peut s’attendre à une mouture de UXM où la sauce Bendis va prendre du goût. A noter que l’auteur avait commencé par refuser de travailler sur cette série car il ne « sentait » pas les personnages.

Enfin côté dessin, c’est toujours sous la plume efficace de David Finch (L’appel du devoir) adepte de la mouvance Michael Turner et ancien illustrateur de la maison Image, que vont prendre vie Logan et compagnie.

Cette entrée en matière de Bendis dans UXM ne laisse donc qu’une fade première impression, mais l’avenir de la série pourrait s’avérer prometteur si la patte de l’artiste était beaucoup plus présente et prononcée.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:05

Captain America n’a-t-il été et n’est-il qu’un pion du gouvernement américain parmi tant d’autres ? Une question cinglante posée à travers une histoire aux consonances grinçantes qui provoque l’érosion d’un mythe du comics US.

Icône de propagande d’une Amérique engouffrée dans la deuxième guerre mondiale, Captain America incarne depuis sa création en mars 1941 (Captain America comics # 1) le symbole en cases et en bulles d’un patriotisme à outrance et de l’héroïsme manichéen à la sauce outre-Atlantique.

Le "il était une fois" de ce personnage se dessine sous les traits du jeune Steve Rogers, garçon si chétif et malingre que l’armée américaine refuse alors sa candidature. Mais devant l’obstination et l’enthousiasme du jeune homme, les hautes instances de l’armée le convient à participer en tant que cobaye à l’opération "Renaissance" visant à créer grâce à un sérum expérimental, un super soldat. Ainsi naît Captain America, affublé de sa moulante combinaison et de son bouclier aux couleurs du drapeau américain. Suite à un petit intermède glaciaire de plus de 20 ans, il sera retrouvé par les Vengeurs (Avengers #4, 1964) dont il deviendra vite le leader.

Mais les révélations que vient distiller ce nouvel album semblent bouleverser cette version idyllique de la légende. En effet Cap (pour les intimes) n’aurait été qu’un jouet aux mains du gouvernement et ce depuis sa "création" elle aussi totalement orchestrée par ailleurs. Pire, notre soldat aurait été mis hors circuit avant la fin de la guerre non pas par les nazis mais par le Pentagone lui-même. L’état major aurait ainsi ordonné l’hibernation du malheureux pantin qui, par ses idéaux pacifistes et son refus formel de tuer (un comble pour un soldat !), devenait une épine au pied de l’armée américaine. Débarrassée de cette entrave, elle put en tout liberté recourir à la force de frappe nucléaire sur Nagasaki et Hiroshima...

Chuck Austen (L’appel du devoir, Elektra), à travers ce lynchage du mythe auquel il prend un malin plaisir, nous propose une critique cinglante à l’égard du gouvernement US, de ses machinations, et des horreurs qu’il dissimule sous des apparats de noblesse et de justice. Un pied de nez arrogant donc au patriotisme puritain décadent de ce début de siècle, suintant de tous les médias américains. Ce ton noir obscur est symbiotiquement mis en images par Jae Lee qui s’est illustré dans les planches les plus glauques du comics Marvel mainstream. On l’a découvert au travers d’un Namor de John Byrne plus sombre que jamais dans les années 90 et depuis, il a teinté de la noirceur de son trait les pages de Sentry et Fantastic Four.

Le mariage (en noir) des deux artistes nous procure ici une lecture adulte emplie de paranoïa, loin, bien loin des clichés chatoyants et édulcorés intrinsèques au personnage de Captain America.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:06

Un crossover décoiffant où l’auteur de "Blame" fait rentrer Wolverine dans son monde. Logan y est toutes griffes dehors : "Snikt" est le bruit que font ses lames pour sortir de ses poings-fourreaux. Vous ne lirez ce son qu’une fois.

Alors qu’il se faisait une petite promenade digestive dans New-York, Wolverine se fait aborder par une jeune fille, Fusa. Petit brin de conversation décousu : il est question de génocide et de dernier espoir... À peine Logan lui touche la main qu’il se retrouve téléporté dans un monde inconnu. Un univers en plein combat, sans pitié aucune, qu’il faudra débrouissailler à la griffe d’amadantium avant d’avoir une chance de pouvoir comprendre dans quel futur il est tombé.

SNIKT !

C’est une onomatopée caractéristique. Un bruit de 5 lettres, signature d’un personnage unique de la planète BD, l’un des super-héros du comics des plus mystérieux et des mieux travaillés : le mutant Wolverine. Et ce bruit, c’est celui de ses griffes d’adamantium qui quittent son avant-bras pour surgir littéralement de son poignet en taillant la peau. Une grosse douleur qui souvent le rend littéralement fou-furieux (berserk), suivie d’une épidémie de charcutage pour les gros méchants en face.

Cauchemar d’architecte

Tutsomu Nihei est un mangaka atypique : Architecte de formation, il décide de se lancer seul dans la BD alors que la norme au Japon veut que tout dessinateur travaille avec une foule d’assistants dans son studio afin de tenir les démentielles cadences de publication.

Dès sa première série, il pond un chef-d’œuvre magnifique et cauchemardesque : un univers urbain devenu fou, une mégapole en ruine, cannibale, qui chasse de l’humain avec ses mortelles silicates. Un dernier combat qu’il illustre d’un trait jeté, texturé de hachures où les protagonistes et leurs corps biomécaniques luisent d’un noir suintant et leur visage d’une pâleur morbide. Ces spectres sont enveloppés dans les brumes de nanomachines qui leur donnent un air encore plus surnaturel.

Blame (traduit et édité en Français chez Glénat, collection poche manga) est une série angoissante, crispante, dans la vague post-apo nipponne (comme dans les mangas Dragon Head, Spirale, la série Serial Experiments Lain et le premier film Ring). Des mondes tellement extrèmes qu’ils obligent les protagonistes à ne vivre que par leurs instincts. Sans être sûrs d’être encore vivants.

Crossover exceptionnel

L’escapade du dessinateur chez un éditeur américain lui permet de tâter de la couleur (hélas, pas parfaitement réussie, certains tons dénotent dans l’univers monochrome de Nihei). Lors de son passage au Festival d’Angoulême, il nous confiait qu’il était surpris de l’incroyable geste que lui permet Marvel : Faire balader un de leurs personnages dans sa série. Crossover rarissime dans l’industrie mainstream américaine. Mais pour ne pas trop dévoiler l’univers de sa propre série, Nihei a la politesse d’y faire des modifications subtiles.

Snikt ! est un choc. Tutsomu Nihei risque bien d’imprimer sa marque sur Logan, comme a pu le faire un certain Frank Miller...

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:07

Personnage politiquement incorrect, Franck Castle est un anti-héros par excellence qui élimine, comme bon lui semble, tous ceux qui menacent les honnêtes citoyens. Tombé dans l’oubli dans les années 90, il est revenu au top des ventes grâce au duo "Garth Ennis-Steve Dillon" et à l’adaptation du comic-book au cinéma (sortie française prévue en juin).

Signée par le duo "Ennis -Robertson" (qui remplace désormais Dillon), la mini-série "Born" vient de paraître dans la collection "Max" de Marvel, destinée à un public adulte uniquement.

Cette aventure exceptionnelle réécrit, en fait, les origines du Punisher. Alors que Franck Castle a décidé de devenir la terreur de tous les hors-la-loi suite au meurtre de sa femme et de ses enfants par la mafia, l’irlandais Garth Ennis prétend dorénavant qu’il avait déjà décidé de faire justice lui-même quelques années auparavant, alors qu’il était officier dans les Marines au Vietnam. Un postulat intéressant et plutôt convaincant, à défaut d’être réellement utile.

En effet, la réécriture des origines d’un héros n’est, à la base, jamais une bonne idée. Il est préférable, en effet, de respecter les créateurs mythiques du personnage et tenter, à la place, d’inventer des histoires 100% originales, qui renouvellent le genre. Pourtant, ici, Garth Ennis, bien plus inspiré que sur "Fury" (disponible également dans la collection "Max"), est au sommet de son art, refusant, et c’est une première, la violence gratuite. Le scénario est efficace, intelligement construit et même parfois émouvant ! Côté dessin, Darick Robertson a réussi à créer des planches totalement adaptées au rythme de l’histoire, en s’inspirant notamment de grands films de guerre. Une réussite indéniable par conséquent, en forme de coup de poing.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:08

Nommée pour le prix du meilleur album au dernier Festival d’Angoulême, la série Daredevil que publie Panini est certes, d’un excellent niveau, mais n’est pas non plus ce qui se fait de mieux en matière de traduction de comics. Les comparaisons avec le Miller de la grande époque sont un peu exagérées.

Bendis est le scénariste star de Marvel et son approche du polar renouvelle quelque peu le traitement réservé au personnage de l’homme sans peur jusque là. Dans ce tome 6, on suit le procès d’un super-héros accusé du meurtre d’un policier. C’est l’occasion pour le scénariste de travailler une fois de plus sur son matériau de prédilection, les super-héros et les répercussions qu’ils pourraient avoir dans un univers réaliste.

Bien servi par des dessinateurs efficaces, il livre ici une intrigue dramatique qui ne fait guère avancer l’action sur l’identité secrète de Matt Murdock, mais fouille en profondeur sur la condition de héros costumé. Une lecture agréable, donc, qui donnera à ceux qui ne connaissent pas l’univers Marvel, un écho de la production actuelle du pays des burgers.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:09

Une aventure des vengeurs qui malgré son contenu somme toute classique, se démarque singulièrement des productions comics actuelles.

La maison Marvel semble ressentir ces dernières années et plus que jamais, le poids de son âge et comme toute américaine moyenne, elle a recours à la chirurgie plastique. Preuve en est le recyclage massif de ses anciens auteurs pour de jeunes talents prometteurs ou la création de nouvelles collections réinventant les origines de ces héros cultes et ayant pour but implicite le renouvellement de son public. Et cette volonté d’évolution se répercute naturellement sur ses séries dites classiques comme celle des vengeurs.

Aux origines, dans le but d’affronter les pires ennemis du genre humain (mais surtout pour concurrencer la JLA de DC comics...), le groupe des Avengers réunissait des surhommes et des dieux tels que Thor, Hulk ou Iron man puis plus tard Captain America. Depuis, de multiples événements ont bouleversé la composition du staff et le dernier en date fut l’accession de Thor au trône d’Asgard. Ayant hérité de la toute puissance se son défunt géniteur Odin, le dieu du tonnerre devient alors aux yeux des humains un objet de culte religieux grandissant. Mais les interventions de Thor dans les affaires politiques humaines provoquent méfiance et peur auprès des puissances mondiales. Et sur fond de conflit mondial, Thor verra alors se dresser sur sa route, ses anciens alliés et amis...

Abordant des thèmes d’actualités tels que les guerres religieuses ou le despotisme intrinsèque au pouvoir, ce récit cross over (Thor, Iron man, Captain America) ne prétend pas pour autant soumettre une véritable réflexion à l’égard de ces sujets. Les scénaristes sont des vétérans des Avengers et leur narration reste donc conforme à un certain standard de manichéisme. Même le découpage ainsi que le dessin du pourtant nouveau venu Alan Davis rappelle sensiblement le style Byrne ou Starlin.

Force est donc d’avouer que malgré un noble effort d’actualisation, cet œuvre n’enfreint pas les lois d’un classicisme récurrent. Cependant, cela ne lui enlève en rien ces qualités de lecture qui nous renvoient à l’apogée des comics de la fin des années 80. Au-delà d’une nostalgie gratuite, de ce Marvel Heroes HS 17 se dégage donc le parfum des vieilles recettes de la bd us : simplicité et efficacité.

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MessageSujet: Re: Les comics   Jeu 13 Mar - 22:10

Le Punisher, l’anti-héros Marvel par excellence, revient pour un 7ème tome plus immoral et politiquement incorrect que jamais...

Le Punisher, c’est le héros le plus indéfendable de l’univers Marvel. Franck Castle est un vétéran du Vietnam qui, lors d’un joyeux pique-nique dans Central Park, voit sa famille massacrée dans les feux croisés d’une guerre des gangs. Il décide alors de débarrasser New York de ses malfaiteurs d’une manière radicale et définitive. Pour ça, il a des flingues (beaucoup), une combi en kevlar avec une tête de mort qui fait peur et une sacrée imagination.

Le Punisher est donc un héros qui tue les méchants. Et ça, c’est comme croiser les effluves, c’est mal. Le personnage est un total psychopathe, et en plus il n’a même pas le sens de l’humour (comme Lobo, par exemple...) C’est donc une série profondément amorale, malsaine, immonde et politiquement plus qu’incorrecte.

Et pourtant ça passe. Ca passe parce que les gars de chez Marvel (en l’occurrence Joe Quesada, rédac-chef et meilleure chose qui soit arrivée à l’éditeur depuis Stan Lee) ont mis sur le coup Garth Ennis et Steve Dillon. Ces deux-là sont le duo gagnant de Preacher, une série de chez Vertigo assez violente, souvent gore, jamais politiquement correcte et carrément jouissive à la lecture.

Alors forcément, quand on les a appelés pour leur dire : « Eh, les mecs, ça vous dit de reprendre le Punisher ? », ils ont sauté sur l’occasion. Ce qui permet à Ennis de donner son avis sur les super-héros altruistes en pyjama (Daredevil et Spider-Man s’en prennent plein la tronche), de jouer la surenchère (et une bombe atomique pour tuer le gros méchant de l’épisode !), de se déchaîner dans le traitement des personnages (« Pourquoi vous tuez les méchants ? » « Parce que je les déteste. » « Ah, je croyais que c’était pour protéger les innocents et tout ça... ») et des méchants (qui sont tous tellement monstrueux dans leurs actes que les tuer passe pour une action de salubrité publique). Notre héros n’affronte pas des génies du mal qui rêvent de conquérir le monde, non : ce sont des mafieux, des tueurs, des dealers, des vrais quoi ! Le tout avec un sens du comique de situation qui force le respect.

On reste donc dans une amoralité qui rend hommage à l’Amérique telle qu’on la connaît (un panier de crabes où les bons sentiments ne mènent que rarement au succès). Ennis s’est adjoint son vieux partenaire Dillon, excellent dessinateur dont le trait souple et élégant fait merveille (surtout au niveau des expressions des personnages).

Dans le tome 7 de 100% Marvel, l’auteur parle de la vie de flic et de l’âpreté de la vie, mais même si ce tome se suffit à lui-même, je conseille de commencer par le 1 avec la saga des Gnucci et du Russe, un très grand moment d’humour noir, de violence hallucinante et aussi (même si Ennis s’en défend farouchement !) de réflexion.

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MessageSujet: Re: Les comics   Sam 15 Mar - 20:52

près des décennies de continuité lassante, l’univers des comics Marvel (Spiderman, Cap America etc...) a été récemment (2 ans et des poussières en France) délivré de ses chaînes, à travers la collection Ultimate. Le principe en est simple : cuisiner à la sauce XXIe siècle les recettes les plus populaires de la maison d’édition. Ainsi pour exemple dans Ultimate Spiderman, Peter Parker est un simple lycéen de 16 ans, webmaster à mi-temps et mordu accidentellement par une araignée transgénique.

Après Ultimate Xmen puis Daredevil Elektra, c’est le pendant Ultimate de l’équipe des Avengers (les vengeurs en vf), renommée les Ultimates, qui rentre en scène.

Mais ici, point de réunion purement altruiste de héros avides de taper du méchant au nom de la justice, de l’amour des fleurs et des petits ziozios, les Ultimates sont une organisation militaire gouvernementale composée de surhommes appelés à repousser les menaces impliquant d’autres surhommes beaucoup moins bien intentionnés.

Et au fil des pages on ressent bien la véritable caractéristique de l’univers Ultimate : sa vraisemblance. Ici le docteur Bruce Banner est un petit savant raté qui s’injecte volontairement le sérum transformant en un Hulk incontrôlable et meurtrier plus proche de Mister Hyde que du gentil géant vert éponyme de la marque de maïs, Henry Pym alias Giant man est un névrosé sous Prozac qui bat sa femme, et quand Magnéto le mutant mégalo attente à la conquête du monde, c’est en faisant exploser le pont de Brooklyn et les centaines de civils sur place.

Dans l’univers Ultimate, le monde n’est donc pas ni tout noir ni tout blanc et la mort si ignoble et choquante soit elle n’est plus taboue.

De façon générale, le scénariste Mark Millar (déjà aux commandes de Ultimate Xmen) nous concocte à chaque volume un monde d’une crédibilité et d’un réalisme saisissants. Jamais un comics de super héros ne s’est voulu si proche du réel et de l’actualité politique et humaine (américaine surtout évidemment...) tout en respectant le minimum syndical des canons du genre : super pouvoirs, personnages hauts en couleur, action omniprésente etc ...

Ce scénario aux limites du révolutionnaire est posé sur le papier par Bryan Hitch (illustrateur des plus beaux épisodes de JLA chez DC) que je ne qualifierai que par un mot : La classe... non deux mots : La super classe. Un trait extrêmement précis et fin qui va desservir une recherche graphique élaborée du character design toujours en adéquation avec la crédibilité intrinsèque au scénario : le design high tech de l’armure d’Iron man est un hommage légitime aux mangas de robots nippons, le Captain America de la 2ème guerre mondiale porte une uniforme standard des marines de l’époque légèrement customisée et son costume moderne bien que plus extravagant reste dans un champ de réalisme plus qu’acceptable et coup de coeur au design plus que réussi de Nick Fury élaboré sur le modèle d’un Samuel Jackson chauve et borgne.

A l’image des productions de la bd américaine les plus récentes, le découpage des cases est emprunt d’une soif d’efficacité minimisant le texte narratif et d’un dynamisme cinématographique que l’on pourrait comparer au style de l’école japonaise.

La série en est à son 7e volume sorti courant mois d’octobre en kiosque et elle conte à ce jour l’affrontement de notre équipe avec une menace d’origine extraterrestre étroitement liée aux différents conflits et catastrophes ayant frappé l’espèce humaine ces derniers siècles...

Avec Ultimates aux éditions Marvel France, Millar et Hitch nous offre du comics d’envergure mythique à recommander d’urgence aux lecteurs vétérans de l’âge d’or de Marvel qui rêvaient depuis longtemps de sang neuf mais aussi et surtout à tous les fans de bd tous genres confondus qui risqueraient de rater les débuts d’une des séries les plus prometteuses de ce nouveau millénaire.

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MessageSujet: Re: Les comics   Sam 15 Mar - 20:53

Loin du Spiderman classique trentenaire marié, blasé et sauveur un demi milliard de fois de la planète, Peter Parker est un lycéen de 16 ans, mordu par une araignée transgénique et qui doit gérer ses études, son job de webmaster au Daily Bugle, sa vie amoureuse et en parallèle son destin de justicier affrontant malfrats et serial killer dotés de super pouvoirs déjantés.

Le comble, c’est que son identité secrète n’est qu’un secret de polichinelle vu que le gouvernement l’a fiché et répertorié, et on apprend même que le jour de ses 18 ans, le pauvre Peter devra s’enrôler de gré ou de force dans l’organisation militaire des USA. Pire encore, ses ennemis les plus abjects sont aussi au parfum - ce qui, vous le comprendrez n’est pas pour faciliter sa vie quotidienne...

Ce scénario sent l’audace et l’originalité à plein nez, et pourtant il arrive à garder la quintescence, l’esprit de l’œuvre originale de Stan Lee et Steve Ditko. On doit cela au génialissime Brian Michael Bendis (Torso, Powers, Sam & Twitch, Elektra ...) qui nous pond ici un monde crédible à souhait, où le réalisme est tellement de rigueur qu’on sort souvent des stéréotypes du comics standard.

Le tout est imbibé sur le papier par Mark Bagley qui s’était déjà fait remarqué sur le Spider man classique (ceux qui lisaient régulièrement Strange dans les années 90 se souviennent peut être...) et dont l’efficacité et le dynamisme du trait semble provenir d’un mariage réussi de comics & de manga. Cependant un petit bémol au niveau des proportions pas toujours au top notamment au niveau des visages, et surtout un effet de fatigue du dessin dans les derniers albums où parfois les illustrations commencent à manquer de précision et de punch.

Dans ces derniers albums d’ailleurs, sachez qu’un grand chapitre de l’histoire est en train de se dérouler, car ce n’est autre que Venom version ultimate, qui fait son apparition en grande trombe ! Rappelons que Venom est sans doute la pire nemesis que Spiderman ait jamais eue, en quelque sorte sa face obscure, plus puissante, plus rapide mais surtout beaucoup plus méchante !!

Ultimate Spiderman aux éditions Marvel, au cas où vous ne l’auriez pas compris c’est un diamant du 9e art, pour les vétérans, pour les fans déçus par l’univers classique, mais surtout pour tous les curieux qui découvriront le comics de super héros d’un œil nouveau et je l’espère d’un oeil heureux.

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MessageSujet: Re: Les comics   Sam 15 Mar - 20:53

Biankha T:1 : Princesse d’Egypte - Par Pat Mills et Cinzia di Felice - Editions USA
Quelle est cette princesse aux yeux de velours qui enflamme à ce point l’imagination et les sens du jeune moine copiste Eamon ? Il tente de la représenter en dessin mais se fait prendre par le frère Salomon horrifié à ce que l’on puisse penser aux filles dans la maison de Dieu...


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MessageSujet: Re: Les comics   Sam 15 Mar - 20:55

Jackie Estacado vient d'avoir 21 ans et pour fêter ça, il a tué 3 personnes et se rend au bar où il retrouve Jenny, une amie d'enfance. Il est observé dans l¹ombre par ceux qui attendent l¹avènement du Darkness.

J'en ai une dizaine très sympa le personnage est cool et c'est un italien cheers


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MessageSujet: Re: Les comics   Sam 15 Mar - 20:56

Sarah est une jeune américaine, un peu trop intéressée par l'argent. Ce qui va la lier au playboy milliardaire sans scrupules, Kenneth Irons, et au gant démoniaque WitchBlade.

également une dizaine, c'est l'histoire d'une flic avec une montre qui lui donne des pouvoirs surprenants cheers

Wink


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